Article publié le : vendredi 28 mai 2021


Ce samedi 29 mai, la ville de Oignies commémore la Tragédie de mai 1940 où 80 Oigninoises et Oigninois furent exécutés par l’Armée Allemande en représailles de la résistance farouche de l’Armée Française et de l’Armée Anglaise face à l’avancée des troupes du Troisième Reich.

Contexte historique

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne dirigée par Adolphe Hitler envahit la Pologne alors alliée de l’Angleterre et de la France. Suite à cette invasion, le 03 septembre, les gouvernements français et britanniques déclarent la guerre à l’Allemagne. Du 03 septembre 1939 au 10 mai 1940, les deux blocs armés se font face, sans jamais combattre, c’est la drôle de guerre.
Le 10 mai 1940, l’armée allemande attaque. Une première attaque dirigée vers les Pays-Bas vise à détourner l’attention des généraux français et anglais. Une deuxième attaque, en direction de la France est elle aussi engagée à partir de la forêt des Ardennes.
Les armées françaises et britanniques sont alors prises en étau. Pour sauver les forces armées, l’opération Dynamo est lancée. Elle a pour objectif d’embarquer les troupes alliées vers la Grande-Bretagne à partir du port de Dunkerque.

Oignies, ville clé de l’opération Dynamo

Afin de permettre le repli défensif des troupes alliées vers le port de Dunkerque, les états majors français et britanniques décident de s’ancrer sur les lignes de défense naturelles telles que les canaux à partir du 23 mai. 
Le canal de la Deûle est un de ces points de défense. Pour empêcher l’armée allemande d’avancer la première Division Marocaine est détachée pour protéger les principaux points de passage. Le Pont de la Batterie à Oignies est alors défendu par le 7ème Régiment des Tirailleurs Marocains et les Sherwood Foresters de Buxton.
Du 24 mai au 27 mai, les forces alliées résistent et repoussent les multiples assauts de l’armée allemande. A bout de force et de munitions, le repli des forces est alors acté dans la soirée du 27 mai.

Oignies, ville martyre

Le 28 mai, les forces allemandes s’emparent de Oignies. Humiliés d’avoir été tenus en échec par les forces alliées, les soldats vont commettre un massacre. Ils font sortir les habitants des caves où ils s’étaient réfugiés et les fusillent. Ils jettent des grenades incendiaires dans les caves et vont même jusqu’à brûler vif un soldat anglais attaché sur une chaise après l’avoir torturé. Au total, 80 oigninoises et oigninois perdirent la vie ce jour-là et près de 400 maisons furent incendiées.
Le 13 juillet 1947, Vincent Auriol, Président de la République et les membres du Gouvernement viennent à Oignies pour inaugurer officiellement le Mausolée. Le Comité de Patronage du Monument  rédige pour cette occasion un document intitulé « Oignies, première cité martyre de France ».

Perpétuer le travail de mémoire

Chaque année, le dernier samedi du mois de mai, une commémoration est organisée en mémoire des 80 oigninoises et oigninois exécutés le 28 mai 1940. Cette cérémonie s’inscrit dans le travail de mémoire indispensable qui vise à transmettre aux plus jeunes générations l’impérative nécessité que de tels actes ne se reproduisent plus.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez prendre contact avec l’association Onyacum, club d’histoire de la ville de Oignies.
Pour les contacter : 06 82 50 95 59 ou par courriel à l’adresse suivante : histoire.oignies@hotmail.fr
Leur page facebook : https://www.facebook.com/onyacum/